Lundi 14 novembre 2011
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On parle beaucoup d'interdire le cumul des mandats, mais généralement le problème est envisagé au niveau national. La mainmise de M. Guérini sur le Conseil Général des Bouches-du-Rhône vient
opportunément nous démontrer que le problème est sans doute plus prégnant au niveau local.
En effet, toute baronnie se construit sur un certain nombre de fiefs et de prébendes. Le baron-bandit à réussit à mettre en place un système clientéliste comme vient nous le montrer l'affaire de
l'aide aux communes. Or si l'on s'interresse aux mandats exercés par les conseillers généraux (voir tableau plus bas), on s'apperçoit que la plupart exercent par ailleurs une fonction exécutive
municipale (maire ou adjoint). Cette situation n'est-elle pas dérengeante, ne vient-elle pas renforcer l'idée que la collusion des pouvoirs est potentiellement source de dérives. N'est-il pas
tentant d'imaginer qu'il est plus simple pour un maire conseiller général d'obtenir des subsides que pour un maire qui ne l'est pas ?
Sans tomber dans le "tous pourris" qui n'est pas ma tasse de thé, la démocratie locale ne peut exister sans garde fou et sans séparation des pouvoirs. Au sein de nos assemblées locales,
départementales et régionales, cette séparation est purement fictive notamment là où le scrutin de liste donne une majorité très nette à la liste arrivée en tête chargée de constituer l'exécutif
(communes et régions). L'exécutif y procède bien de l'assemblée, mais celle-ci ne le contrôle pas vraiment. Le scrutiin uninominal rend les conseils généraux un peu particuliers mais déplace
finalement le problème. Les conseil généraux restant aujourd'hui les collectivités territoriales les plus riches dans bien des cas, ils sont l'objet de toutes les tentations. Ils est donc
peut-être temps d'interdire le cumul des fonctions au niveau local à la fois pour que les conseils généraux ne soient pas le lieu du clientèlisme mais aussi pour rendre leur indépendance aux
conseillers généraux afin qu'ils jouent réellement leur rôle de contrôle de l'exécutif départemental.
Aujourd'hui Guérini a commis une lourde erreur, il a tranformé ses ennuis judiciaires en problème politique. Alors que personne ne pouvait vraiment le forcer à quitter le pouvoir et qu'il pouvait
s'abriter derrière la présomption d'innocence, il a donner à ses conseillers généraux un argument pour s'opposer à lui en mettant fin de manière unilatérale aux partenariats avec MPM et
Marseille. A lire la presse ce matin (libération), il semblerait que conseillers généraux prennent leur distance avec Guérini. Trop souvent de manière anonyme. Il leur faut saisir l'occasion et
faire preuve de courage en défiant Guérini et en le condamnant politiquement. Pour le reste laissons faire la Justice !
Par guerini-dehors
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Samedi 12 novembre 2011
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12:05
Ce matin on peut lire dans le papier d'Olivier Bertrand, le correspondant de Libération à Marseille :
" Contacté vendredi, un conseiller général resté officiellement fidèle à Guérini était effondré : «Cela part d’un point de discordance sur le tramway et cela finit en grand n’importe quoi.
Cette lettre est une connerie monstrueuse. C’est l’avis de la majorité des conseillers généraux et nous allons régler cela en interne.»"
Un peu de courage mesdames et messieurs les Conseillers généraux, vous voyez bien que M. Guérini est en train de pratiquer la politique de la terre brulée... Ce n'est pas dans l'anonymat qu'il
faut s'opposer à lui mais dans l'hémicycle du Conseil Général. Vous êtes les seuls à pouvoir entraver son "diktat" pour reprendre un terme de M. Mennucci.
En effet d'après M. Mignard (la Provence d'aujourd'hui), M. Guérini ne peut pas se passer d'un vote au Conseil Général pour rompre les engagements qu'il a pris avec MPM. Transformez ce vote en
motion de défiance et débarrassez-nous du baron-bandit !! Vous êtes bien peu à vous opposer ouvertement à lui à ce jour, mais soyez certains que les électeurs se rappelleront de votre action le
jour des élections.
Personnellement je ne voterai pas pour un candidat qui ne s'est pas opposé clairement à M. Guérini !!
Par guerini-dehors
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Vendredi 11 novembre 2011
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On pourrait commencer par interpeller ces personnalités, leur demander pourquoi ils continuent à faire partie de la majorité qui soutient Guérini au Conseil Général...
Groupe PS et DVG
Par guerini-dehors
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Vendredi 11 novembre 2011
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12:11
Pris dans les affaires de son frère, qui semblent devenir jour après jour les siennes, le président du Conseil Général des Bouches du Rhône avait refusé toute démission mais s’était mis en
retrait de ses fonctions. La Justice a invalidé cette procédure, considérant qu’il n’était pas possible au président de déléguer sa signature. Par cette décision, elle a finalement permis de
clarifier la situation : M. Guérini est élu et il est mis en examen. Aucune loi ne peut le contraindre à démissionner : avant une condamnation judiciaire, il est présumé innocent. Son
parti ne peut pas plus le forcer à la démission d’une fonction à laquelle il n’a pas été nommé mais élu par les conseillers généraux. M. Guérini n’est pas un ministre et l’élection n’est pas une
simple nomination.
Aujourd’hui M. Guérini entend bien solder ses comptes avec ses amis socialistes marseillais : il rompt les partenariats engagés avec MPM sur des projets aussi emblématiques que l’extension
du tramway ou la semi-piétonisation du Vieux-Port. Le Conseil Général se désengage avec des motifs fallacieux qui en temps normal serait l’objet d’une négociation. Toujours est-il qu’aujourd’hui
ce sont les Marseillais et les habitants des Bouches-du-Rhône qui vont souffrir de la fin de règne de ce baron bandit. Laissons faire la Justice pour ses affaires et réfléchissons aux
conséquences politiques de cette histoire.
Il y a deux enseignements à en tirer à mon sens :
Le premier est que c’est le conseil général qui a élu M. Guérini, et c’est donc à lui de le démettre. Les conseillers généraux qui continuent à soutenir M. Guérini le font peut-être par
clientélisme, peut-être par solidarité, peut-être par peur ou pour bien des raisons. Leur attitude rend le président du Conseil Général irresponsable car c’est à eux de le faire tomber. Ils
devront néanmoins affronter le suffrage universel et c’est à ce moment là que les comptes se régleront avec le risque de se retrouver dans la même situation qu’à Paris à la fin du système Tibéri
et de perdre le Conseil Général. Personnellement je ne voterai pas pour un candidat socialiste qui ne se serait pas opposé à M. Guérini ! Je propose donc de faire de ce blog un espace
collaboratif incitant nos conseiller généraux de gauche à s’opposer à M. Guérini et recensant ceux qui le font et ceux qui ne le font pas.
Le deuxième enseignement, c’est qu’il est urgent de créer des contrepouvoirs plus importants au sein des collectivités territoriales. Dans une démocratie représentative comme la nôtre, un
contrepouvoir c’est avant tout une assemblée législative devant laquelle l’exécutif est responsable. Il faut que ce soit effectivement le cas. Ce n’est que comme cela que nous mettrons fin aux
baronnies qui entravent notre démocratie provinciale et non en multipliant les collectivités locales qui sont autant de fiefs aux mains de puissants prêts à s’affronter quand ils ne sont pas
alliés. L’intercommunalité est venu rajouter une couche supplémentaire à notre millefeuille politico-administratif. Le moindre projet, le moindre établissement public dépend aujourd’hui de
contrat de partenariat entre les intercommunalités, les collectivités territoriales et l’Etat rendant le fonctionnement de la démocratie toujours plus complexe et opaque aux citoyens. Ce qu’il
nous faut c’est donc un nouvel acte de la décentralisation, qui ne constitue pas un nouveau transfert de compétence, mais une simplification des institutions existant déjà. Plus qu’une démocratie
directe ou participative, c’est une démocratie représentative claire et aux contrepouvoirs effectifs qu’il nous faut.
Par guerini-dehors
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